Le blog d'une maman de triplés

5 femmes, 17 enfants

Publié par le 03 février 2017 dans Au quotidien, Blog, Les insolites, Non classé | 0 commentaire

5 femmes, 17 enfants

Bonjour à tous!

Ça fait une éternité que je ne suis pas venue ici. Je ne trouvais pas le temps et si j’avais le temps je n’avais pas forcément l’énergie de venir écrire.
Sauf que là, je suis obligée de vous parler d’une petite aventure qui vient de m’arriver.
Si vous êtes mamans, vous connaissez, au moins de nom, l’émission « La maison des maternelles » sur France5.
Mi-janvier, un des présentateurs et journalistes a cherché une maman de triplés pour donner son avis sur les BD « Les triplés » à l’occasion de leur 30ème anniversaire. (ou 35, je sais plus trop mais ça fait un bail que ça existe ce truc). Bref. A la suite de notre discussion par webcam, on m’a proposé de venir sur le plateau de tournage de l’émission pour parler des triplés, de l’annonce à aujourd’hui.
Vu que ça tombait sur une semaine de repos, j’ai dis oui.
Une adorable journaliste m’a parlée longtemps au téléphone et quelques jours après, ce mercredi 01/02, j’étais attendue dans leur fameuse maison. Mais tout n’est pas si simple. Ben oui, si il n’y avait pas eu son petit lot de difficultés et rebondissements, ma vie n’aurait été que plus fade 😉

Je suis quelqu’un de peu organisée, je ne sais pas faire, il y a toujours un truc qui arrive au dernier moment et qui dezingue mes plans.
Je m’étais dis naïvement que vu que je n’organisais rien, tout irait comme sur des roulettes.

Je dois donc prendre le train à 8h, habitant à 50min de la gare, je décide par précaution de partir 1h30 avant l’heure du départ. Vaut mieux être prévoyante. Et devinez quoi? J’arrive au bout d’une heure. Nickel. Je suis trop fière de moi. Mais pas longtemps. Je vais donc directement au parking de la gare : COMPLET. Merde. Bon, c’est pas grave, je vais aller me garer dans le parking du centre commercial attenant: COMPLET. Merde et merde. Le temps de faire ça il ne me reste que 10min avant le départ du train. Fait chier, fait chier! J’ai dû répéter ça en continu, en prenant à peine le temps de respirer jusqu’à ce que mon royal fessier soit dans le tgv. Faut que je trouve un plan C. Je vais donc vers un autre parking que je connais à proximité d’une des entrées de la gare. Mais j’ai 5 min de trajet pour y aller. J’y suis: COMPLET. Putain de bordel de merde (mon gros mot préféré). Gros coup de panique. Il me reste 4min avant le départ du tgv et je suis toujours dans ma voiture. Ma bonne étoile décide de venir m’aider et me dégote une place de parking sur le bord d’une route à 100m de ce dernier parking. Je fais mon créneau comme une sauvage, je ne regarde pas où je me gare et décide quand même de mettre un ticket de stationnement (limité à 4h alors que ma voiture allait rester 2 jours. Je suis joueuse, je sais)

Il est 8h04. Heure du départ du tgv. Putain de bordel de merde. Ni une ni deux, je cours comme une sauvage (en oubliant au passage de boucler ma voiture. Merci encore bonne étoile) dans tout BigCity et dans la gare. Je ne remercierai jamais assez ma prof de sport Bérénice de m’en faire baver au RPM et au cross-training, j’ai pu sprinter comme si de rien était. (note pour plus tard : continuer à aller dans sa salle de sport, offrir des chocolats à Bérénice) Je trouve mon quai très rapidement. J’arrive haletant comme un chien devant les agents de la SNCF et grimpe à toute vitesse sur le quai. Et là, ma bonne étoile a encore frappé: le tgv est en retard!!!! je n’aurais jamais cru dire ça un jour, mais ça a du bon tous ces retards de train. Je peux donc monter dans le tgv mais le chef de gare siffle pour qu’on rentre dans notre wagon. Sauf que, putain de bordel de merde, je suis au niveau du 18e et je suis censée être assise dans le 8ème. Malgré toute ma bonne volonté, je n’y arriverai pas, je saute dans le wagon le plus proche et les portes se ferment.
Enfin! Enfin je suis assise! Je me dis, une fois de plus que je suis la femme la plus chanceuse du monde! Je m’assois et tombe à côté du mec le plus gros ronfleur et péteur du train: en plus d’avoir un vacarme incroyable, ça pue…. Joie et félicité. C’est pas grave, j’en ai pas pour longtemps et je subi bien plus quand je suis au boulot.

Je suis enfin à Paris et un chauffeur doit venir me chercher. On se trouve facilement. Elle m’emmène au lieu de rendez-vous et une jolie blonde, Eva, vient m’ouvrir la porte.

[j’enclenche mon mode « snobinarde de campagnarde » qui vit dans une maison immense avec un jardin 10 fois plus grand que la superficie de la maison] Pour une grande maison de parisiens, elle est jolie cette maison avec un petit jardin mais qui, je pense, doit être un grand jardin parisien. [/fin du mode snobinarde]

Je vous passe une partie des détails mais en gros on vous accueille et une grosse partie des gens présents est déjà au boulot, des petites fourmis travailleuses, concentrées et qui déconnent quand même. Je remarque une dame aux longs cheveux bruns, légèrement ondulés et au rouge à lèvre rouge. A mon avis, c’est une des cheftaines de l’émission mais si ça se trouve, je me plante.

On a une étape maquillage et coiffure. La gentille maquilleuse me dit que ma peau est sèche -je sais je sais mais c’est moins pire qu’avant donc bon hein, faudra faire avec- mais me fait toute jolie, teint frais et tout le tralala. Elle est belle elle aussi. La coiffeuse arrive et a l’air d’aimer ma touffe frisée, un paquet de pinces plus tard et hop je suis prête. Elle aussi, est belle. (en fait, y a que des jolis gens là-bas)

J’ai une petite pensée pour le jeune homme qui semblait être assistant ingénieur son (ou un truc du genre). Il est gentil lui aussi, mignon lui aussi, mais surtout le pauvre a dû revenir nou svoir pour nous redonner les consignes avec les micros (ben oui, on n’a pas l’habitude et nous, on a vite oublié ses consignes)

Petit débriefing avec la journaliste, Sophie, qui a dû me supporter au téléphone pour préparer l’émission. Elle est jolie -comme c’est étonnant- mais elle, elle a le droit à des petits chocolats parce que je lui ai donné 1 coup de stress quelques jours avant l’émission et aussi parce qu’elle a dû prendre des notes hyper vites quand je lui parlais.

Tournage de l’émission. Bonne ambiance. Je ne sais pas comment mais je ne suis pas stressée. Enfin si, mais c’est du bon stress, pas celui paralyse, celui qui fait du bien et qui booste tout en me faisant oublier mes galères du matin même.

Le gentil et joli Benjamin m’offre un livre. Je vous en parlerait dans un article différent. Il a un tee-shirt sympa.

Et voilà c’est fini. Eva (si vous avez suivi c’est celle qui m’ouvre la porte) me commande un chauffeur pour que j’aille chez une copine. Ben oui, qu’est-ce-que vous croyez? J’avais une escapade loin des enfants et du boulot, forcément j’en ai profité et je suis allée voir du monde.

 

lamaisondesmaternelles

 

Avec l’autre maman invitée, on fait une photo souvenir. Et c’est de là que vient l’idée de mon titre d’article. 4 femmes sur la photo et 1″photographe ». A nous 5, on a 17 enfants! C’est juste énorme! et au moins, je ne me suis pas sentie « à part » avec ma ribambelle d’enfants. C’était une très bonne expérience. J’ai rencontré des personnes que je ne reverrai probablement pas, et je ne parle pas que des présentateurs, mais aussi d’Eva, la maquilleuse, la coiffeuse, le jeune homme au pantalon qui tombait 15cm au dessus de ses chevilles, une autre dame avec qui j’ai papoté, les caméramen qui riaient de voir le souk mis en 10min par des triplés de 3 ans, le pédopsychiatre avec qui j’ai eu un brin de conversation enrichissante, la grande dame blonde au casque qui était très concentrée sur son taf, la jolie brune au rouge à lèvres qui était très concentrée elle aussi… et j’en oublie.

C’était une chouette expérience. Merci à tout le monde!

 

 

Si ça vous intéresse, vous pouvez visionner l’émission sur  le site de France 5, la maison des maternelles. (clic, j’ai mis le lien)
Mes enfants et mon mari ont « validé » ce qu’il s’y ait dit et ça fait du bien d’avoir une émission qui ne joue pas du côté exceptionnel des triplés plus une.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *