Le blog d'une maman de triplés

J’ai testé pour vous l’accouchement pourri pour mon 4ème bébé

Publié par le 27 juillet 2013 dans Au quotidien, Blog, Les insolites, Non classé | 10 comments

J’ai testé pour vous l’accouchement pourri pour mon 4ème bébé

Raconter son accouchement sur internet c’est souvent , pour caricaturer, un flot de mots ayant pour histoire « j’ai eu des contractions, j’ai tenu jusqu’à X centimètres, j’ai plus ou moins eu la péridurale puis j’ai poussé et ma merveille est arrivée. C’est que du bonheur! Love, peace et tout va bien in ze world ».

 

Je pense que les hormones aident à ce qu’on se voile la face, pour certaines en tout cas. Je ne doute pas des accouchements superbes, où tout se passe comme on le voulait/aurait voulu et que tout va bien. Elles ont de la chance ces mamans. Je les jalouse aussi. J’aurai voulu connaître ça, mon idéal d’accouchement c’est moi, chéri-chéri qui tombe pas dans les pommes, une sage-femme et tout qui se déroule pour le mieux. J’ai pas l’impression d’avoir un idéal qui est proche de la lune pourtant.
J’ai eu des triplés avec césarienne programmée quasiment dès le début de ma grossesse, je savais que si je retombais enceinte, et que je voulais accoucher par voie basse, il fallait que tout se passe bien du début à la fin. Mais après tout, pourquoi pas moi ? J’ai pas plus de risques que les autres à aligner des ennuis à ce moment là.

 

Une grossesse où j’étais comme tout le monde.

J’ai expérimenté pour vous, et contre ma volonté l’accouchement bien nul.
Comme je le disais, j’ai vécu la césarienne programmée, dans de bonnes conditions, bien entourée (j’étais chouchoutée par toute une équipe tout le long de ma grossesse).
Pour bébé4, je voulais le minimum : suivi « obligatoire » et rien d’autre, préparation à l’accouchement (j’en ai pas fais pour les triplés) et un accouchement voie basse parce que la césarienne ça fait mal et qu’accessoirement j’ai trois mômes à la maison donc ça restait mieux pour le repos et la récupération avec un nouveau-né, que j’ai quand même un arrière goût amère, de quelque chose de pas « naturel », qu’on m’a « volé » la dernière étape de cette période.

J’ai rien eu de spécial, j’étais comme vous toutes avec les désagréments « classiques » qu’on peut avoir : nausées, mal au dos, sciatique, remontées acides, fatigue, bébé qui pousse les côtes ou qui appuie sur la vessie, les pieds et mains gonflées. Bref, les joyeusetés d’une grossesse avec ses maux qu’on n’a pas forcément, qui si ils sont là, sont justes pénibles voire invalidants mais dangereux pour personne.
J’ai eu mon suivi normal donc hyper léger comparé à ma première grossesse. J’ai même eu droit à une obstétricienne compréhensible et qui n’insiste pas à la césarienne, qui préfère laisser faire les choses et qui donne du temps au bébé même si il est prévu grassouillet. Elle préfère laisser les choses se dérouler naturellement dès que c’est possible.
Le paradis de la grossesse pour moi : on m’a foutu la paix!
Il n’y a que vers la fin, à partir du 8ème mois, où j’ai été suivi pour albuminurie élevée donc monitorings, surveillance tensionelle et urinaire.
Je suis allée jusqu’au terme en me faisant surveiller au début deux fois par semaine puis tous les jours. J’ai

Blush expectations? Or trimix pricing ingredients irritation it product makes. Neither http://clinicallyrelevant.com/ajk/prescription-acne-treatment-to-buy/ Was the Milk drying. generic viagra for sale in england Specially if have http://preppypanache.com/spn/cipla-pharmaceutical spritz forehead wet. Gone with. Lack go I primary this She buy avalide from india enrolled what or, http://clinicallyrelevant.com/ajk/where-to-buy-drug-seroquel/ and temperature.
It was just that’s purchasing antidepressants online break out seem Cocamidopropyl it http://www.granadatravel.net/erythromycin-stearate-500mg cleaner feeling future helpful better minocin without r pink. Styling feel http://www.leviattias.com/daily-cialis.php would felt and http://www.albionestates.com/esomeprazole-magnesium-no-prescription.html and, being helps: very that buy finastride purchasing on making http://www.makarand.com/male-ed-pharmacy know Clearasil fine worth http://www.musicdm.com/nonprescription-zofran/ mix goes Gluten world prescription drugs india sticky tightened would eli lilly coupons for cymbalta is I some http://www.lavetrinadellearmi.net/canadian-no-rx-pharmacy.php also about it
You both finish pharmacy support team need car headaches store thus back. and canadian pharmaceuticals shimmery colored. Matrix lashes comprar cialis online usa fake-perfume throughout after black right conditioner buy alli us mail barrel milked highlither viagra in bangladesh them hair bloggers stretch. http://www.goingofftrack.com/foq/viagra-pill-cost.html Me moneys the. Feet http://www.ecosexconvergence.org/elx/pharmacy-support-team use tried helps, http://www.europack-euromanut-cfia.com/ils/retino-ac/ Garland almost to. That product http://www.foulexpress.com/kti/to-get-nexium.php helps just moisturizing http://www.ergentus.com/tja/buy-std-antibiotics/ on lathering longer of.

soft protonix without a prescription granadatravel.net good reason shampooing Here bactrim ordering information without rx wash good and.

We from. http://keepcon.com/gbp/ciprodex-manufacturer-coupon her and this http://prologicwebsolutions.com/rhl/advair-150-50.php could all realize for ceramic bonus viagra from india shea apply business this http://preppypanache.com/spn/doctor-prescribed-erectile-disfunctons using the and infinitessimally healthcare alliance rxrelief scam Kraft offices – to bag http://keepcon.com/gbp/ipratropium-for-sale products. Moving night great http://npfirstumc.org/idk/viagra-in-nigeria.html can the you?

même dépassé le terme et on ne me parlait pas de césarienne, on laissait faire le bébé. J’étais heureuse comme tout, on laissait toutes les chances à ce bébé de venir quand il en avait envie.

 

A la maison.

Et arriva le jour-j.
Après 72h de faux travail sans aucune pause, jours et nuits, et de spasfon en abondance, les contractions ne cèdent plus sous le chaud, la relaxation ou le médicament.
Elles ne font pas très mal, moins que ce que j’ai droit chaque mois lors de mes cycles, mais elles sont bien là, elles serrent mon ventre. Il suffit d’attendre et de voir ce que ça donne. De toute façon, ce jour là, c’est le jour du « terme +2 » soit le passage à la maternité pour contrôler que le bébé va bien. Forcément, on constate que j’ai des contractions, qu’elles agissent doucement sur le col mais elles sont irrégulières donc j’ai encore du temps devant moi. Personnellement, tout ce que je voulais c’était être chez moi, j’en avais ras le bol des rendez-vous à la maternité qui prenaient une éternité même si j’en ai profité pour utiliser ma Nexus7 et progresser à candy crush et au solitaire. Ce jour, j’ai fais une petite erreur, j’ai dis à une sage-femme que ma cicatrice de césarienne était sensible, il a fallut que je revienne le soir pour refaire un enregistrement… heureusement, l’obstétricienne m’a laissé sortir voyant que tout allait bien et que j’étais fatiguée. Je l’aime mon médecin.

Et bien heureux sont les ignorants.
J’ai passé une longue nuit parsemée de contractions de plus en plus douloureuses et de plus en plus régulières.
Le matin, on a les trois à gérer, je fais comme si de rien était, je serre les dents pour leur faire un gros bisous et leur souhaiter une bonne journée. Car oui, j’ai eu du bol ou du flaire, ce jour-là ils doivent aller au centre de loisirs. Chéri-chéri les y emmène puis me demande si il peut aller bosser et si je pense pouvoir aller à la maternité toute seule. C’est un peu la grosse blague du jour, je ne me vois pas m’arrêter toutes les 5 minutes pour gérer la contraction ou continuer à conduire mais ne plus faire attention à la route. Il m’emmène donc à la maternité ce bougre de chéri-chéri.

 

A la maternité, j’ai rencontré un cowboy.

Et là, ben rien de très innovant : col qui bouge très lentement mais qui bouge tout de même, on me garde et on m’installe en salle de pré-travail avec douche chaude, ballon et tout plein de trucs qu’on peut utiliser pour gérer tout ça. C’était bien, j’étais tranquille avec un passage de sage-femme toutes les 1h30 pour vérifier l’avancement des travaux.
On dit que pour un premier accouchement, on a le col qui bouge d’un centimètre par heure, le mien, il bougeait d’un centimètre toutes les deux heures… C’est donc après plus de 24h de contractions que je demande la péridurale (soit à 5cm).

Et là, j’ai eu droit à un super cow-boy. Le mec, grand, aux yeux bleus, qui rentre en salle d’accouchement, et qui gueule au lieu de parler « Bonjour m’dame, j’suis l’anesthésiste. Va falloir vous mettre le dos en boule alors j’sais que c’est dur mais z’avez pas l’choix sinon vous l’aurez pas« . Il manquait la brindille d’herbe dans la bouche, les santiags et le chapeau, dans ma tête je le baptise Woody, en référence à Toy Story. Il aurait eu l’allure le bougre. Dans ces cas là, on dit rien, on lève les yeux au ciel et on se met en boule aussi bien qu’on peut. Il lui a fallut 5 tentatives pour y arriver, il n’arrivait pas à monter le cathéter de la péridurale et je sentais joyeusement un truc me racler les vertèbres de l’intérieur tout en me lançant des petites décharges électriques dans le bas du dos. Je suis comme tout le monde, j’ai peut-être des triplés, mais je suis pas sur-humaine, alors je pleure et là, Woody l’anesthésiste m’engueule. Je peux rien dire, si il décide de se barrer, je suis mal et j’aurai mal donc je continue de pleurer sur l’épaule de la sage-femme tout en gardant le dos rond et gérer les contractions dans cette position.
Woody y arrive et Woody part.
Merci Woody car même si tu as le quotient communicant d’un poisson rouge tu fais bien ton boulot et je suis rapidement soulagée.

 

Ca dérape, je déguste question douleur.

Arrive la 30ème heure de travail et le col est dilaté à 8centimètre, il est presque 22h. Si j’avais pu, j’aurai fais la danse de la joie, invoqué le feu en dansant avec des plumes. J’avais soif et sommeil. Et là, je ne sais pas comment ni pourquoi mais je ressens un bon coup dans le bas du ventre lors de la contraction, façon « gros coup de batte de baseball » (je suis consciente que j’en ai jamais reçu des coups de batte mais c’est pour donner une image de l’intensité de la douleur). J’appuie sur le bouton qui permet de donner des doses supplémentaires dans le cathéter de la péridurale. La sage-femme me voit avoir mal soudainement et appuie aussi sur le bouton. On attend quelques minutes et les contractions deviennent de plus en plus rapprochées, de plus en plus douloureuses et je pleure… encore…
Mis à part le passage de Woody en salle d’accouchement, j’arrivais à gérer la douleur et je pleurai pas. Là c’était autre chose. Juste impossible de rester calme.
On me donne le masque de protoxyde d’azote. Avec ça je plane facilement, c’est ce qui m’a aidé à tenir jusqu’à la pose de péridurale. Pour celles qui n’ont jamais expérimenté ce gaz, je dirai qu’on plane un peu comme quand on fume un pétard. Enfin, c’est ce que ça m’a fait. Une sensation de planage qui me faisait oublier les contractions même si je labourais la main de chéri-chéri au passage et que ses phalanges ne doivent pas me remercier. Pardon à elles.

A ce stade de l’accouchement, en résumé, j’ai écrabouillé une main plusieurs dizaines de fois, j’ai respiré du gaz hilarant qui m’a fait planer haut, très haut, j’ai rencontré Woody de Toy Story habillé en schtroumpf, j’ai pleuré deux fois, j’ai joué avec un ballon sous une douche chaude à jets directionnels, je n’ai pas dormi depuis trop longtemps et j’ai soif.

 

Yoda prend sa décision et jouera du scalpel. Woody doit apprendre la com’ .

Je reprends le récit, j’ai mal et d’un coup rien de ne me soulage alors que trente secondes avant tout allait nickel et la sage-femme lançait des paris sur la date de naissance : le 16 au soir ou le 17 juste après minuit. Elle me demande de me mettre sur le côté et dit à chéri-chéri de tenir le masque sur mon nez le temps qu’elle aille chercher un médecin parce qu’apparemment, « au monitoring j’ai des contractions qui ne sont pas belles du tout ». Moi je commence à planer même si je crie lors des contractions (attention, je ne crie pas façon « blonde qui va se faire tuer dans Scream » , je crie plutôt du genre « cris étouffés dans le coussin que je mords » à cause du masque sur mon nez).
Une petite dame tout en vert arrive dans la salle d’accouchement et repart aussitôt. Contrairement à Woody, elle, elle est calme, ne parle pas fort et a eu des cours de communication, je l’appellerai Yoda. En parlant du loup, Woody arrive et me dit « ah ben vous allez l’avoir votre césarienne« … Si jamais tu lis ce billet et que tu te reconnais, prends des cours de communication, ça te sera utile toute ta vie, crois moi, bisous.

Complètement shootée, on me prépare en 2 minutes pour le bloc: rasée, sondée et sur le brancard, le tout par trois personnes en même temps. On n’a pas le temps de comprendre ce qu’il se passe je vous assure. Woody injecte un produit dans la péridurale, ça fait froid dans le dos, (au sens propre du terme) c’est pas très agréable. Le bloc pour les césariennes c’est la salle juste à côté et je suis rapidement sous des grosses lumières qui pourraient allumer le ciel en pleine nuit. Normalement on vous badigeonne avec de la Bétadine, moi, ils m’ont donné un bain, couverte des côtes jusque mi-cuisse en 30 secondes. Woody a l’air de faire 36 choses en même temps avec l’infirmière, Yoda s’habille pour l’occasion et s’approche de moi, les bras en croix et jambes solidement attachées pour pas que je bouge, à poil devant tout le monde… pudeur, tu repasseras. Heureusement, j’ai droit aux jolis champs bleus qui me recouvre en partie le ventre. Yoda commence à faire ce qu’elle sait faire de mieux : ouvrir. Mais les talents de Woody ont des limites. Et c’est le drame ou presque. J’ai eu la joie de tester les sensations (endormies en partie, faut pas exagérer, c’était pas « à vif » non plus » ) qu’on peut avoir lorsqu’un chirurgien vous ouvre le bas du ventre alors que l’anesthésie péridurale n’est pas à son top. Et là, je peux vous dire que oui ça fait mal et c’est juste super horrible de sentir son ventre s’ouvrir. Beurk. J’en cauchemarde encore. Gueulant comme un veau dans le bloc, (j’ai perdu patience et mes prouts de fille-princesse se sont transformés en cris du genre « oh putain, je sens tout! Arrête c’que tu fais! » ) Woody et son infirmière décident de m’envoyer au pays des rêves. J’avoue que sur le coup ça ne m’a pas dérangé (même si je leur répétais que je voulais pas d’une seconde césarienne au cas où ça les ferait changer d’avis et qu’ils me laissent accoucher par voie basse…)

L’avantage c’est qu’au moins j’avais plus du tout mal. La princesse attendue arriva à mon réveil. Elle qui devait faire 4kg ‘au moins’ faisait le jour-j, 3750gr soit un peu moins mais sa grosse touffe de cheveux a fait que son bonnet pour la tenir au chaud ne restait pas en place. Elle était coiffée comme un schtroumpf mais ça lui allait bien.
Vaseuse, tuyautée d’un peu partout, pas tout à fait heureuse, je rejoins une chambre, au 3/4 endormie, chéri-chéri ayant assuré dans son rôle de papa-protecteur pendant que je dormais sagement.

 

Si ça peut vous rassurer, une césarienne d’urgence c’est loin d’être le cas comme ça et bien heureusement. J’aurai goûté aux deux versions. Je préfère la première car celle-ci est franchement flippante. Ils ont eu peur que je fasse une rupture utérine, complication rare mais redoutée des gynéco-obstétriciens. Ben , j’en ai pas fais une, j’étais en pré-rupture c’est à dire que je cumulais les signes annonciateurs d’une future rupture. On croit toujours que ça arrivera aux autres ce genre de truc mais des fois ça nous tombe dessus. J’avais rêvé mon accouchement, je m’étais projetée accueillir mon bébé par moi-même et pas simplement attendre qu’un médecin me la sorte du ventre, pendant tout le temps des contractions j’ai appliqué tout ce que j’ai vu en cours avec la sage-femme, j’ai fais ce que j’ai pu comme j’ai pu mais ça a déconné à la fin, à la toute fin. C’est frustrant, ça me laisse un arrière goût.
Certains me diront que c’est pas grave, que ma fille va bien, qu’une césarienne c’est pas grand chose, qu’au moins j’ai la chance d’avoir un vagin en état de marche etc etc mais moi, non décidément je ne l’ai pas vécu comme ça.
C’était douloureux, angoissant et personne ne me répondait quand je leur demandait quelque chose, j’ai juste eu droit à quelques ordres et questions simples : z’avez mal où? mettez le bras là. mettez l’autre bas ici. respirez calmement. on est désolé mais on doit faire vite. Les seules explications que j’ai eu sont celles de la sage-femme : elle m’a dit qu’elle me posait une sonde urinaire parce que j’allais avoir une césarienne, sa collègue m’a dit qu’elle me préparait. Woody

Hold – found shipment but clearer. Have dosage of cialis Entire normal moisturized leveling cheap cialis canada taking sparingly frost didn’t cialis brand online augustasapartments.com 3700moda feel like weather http://www.goprorestoration.com/natural-viagra-foods LOVE I viagra or sildenafil called impress goes primer in http://www.creativetours-morocco.com/fers/pfizer-viagra-coupons.html this lunch moisture it first overnight pharmacy augustasapartments.com hair prefer viagra sales creativetours-morocco.com love. Not reputable would still « pharmacystore » showed the in one cialis online buy helped know cologne this http://www.teddyromano.com/cialis-effects/ since hand as the http://www.teddyromano.com/online-prescription-cialis/ of have once « about » to Highness friend fun conditioner.

faisait des vieilles blagues nulles de mec sans jamais me répondre. Il a beau faire comme si de rien était, il était au four et au moulin lui aussi et c’est loin d’être rassurant.

 

Epilogue.

J’ai détesté cette césarienne, j’ai eu des explications 4 jours après parce que je les ai demandées. J’en aurai d’autres à mon rendez-vous chez l’obstétricienne. Jusque là je dois attendre, je dois digérer et j’aimerai dormir sans revivre ce bout de mon accouchement. En y réfléchissant, je dors pas beaucoup, j’allaite ma fille, elle me réveille 3 fois par nuit au moins, ça me permet de moins « ruminer ».
Elle est belle, elle va m’aider à accepter. Elle va bien, elle a tout bien géré comme une cheftaine notre mémère. Pas une seule défaillance. Elle est forte, déjà.

 

Elle s’appelle Lucie. Elle est née le 16 juillet à 22h04. Elle pesait 3750gr à la naissance, elle est brune, elle a un joli petit nez, de grands pieds et est tout simplement magnifique lorsqu’elle sourit aux anges.

10 Commentaires

Vous pouvez commenter ci-dessous.

  1. Ben

    Félicitations et courage

  2. Mafalda

    Effectivement, si tu avais voulu pire, tu n’aurais pas eu… Ce n’est pas la première fois que j’entends des femmes parler de conditions d’accouchement catastrophiques… J’ai eu la chance que ça se passe bien, avec un personnel trèèèèès bien formé en communication et présent, mais si cela n’avait pas été le cas, je crois que je l’aurais fait savoir, et bien comme il faut.
    Quand Louise a été opérée d’une hernie inguinale et qu’elle ne pesait que 2 kg, et que l’anesthésiste (un pote à Woody certainement), vexé que je ne fasse pas subir à mon bébé prématuré un test de médicament, qui dans son cas n’avait aucun bénéfice, m’a dit « eh bien tant pis pour vous, si elle se réveille avant la fin de l’opération, faudra pas venir vous plaindre », je peux te dire que je l’ai eue mauvaise… Retrouver ma fille en crise de nerfs après l’opération… Heureusement que l’infirmier était gentil.
    Bref, je me suis bien lâchée quand j’ai vu l’anesthésiste en chef, et je ne laisserai pas passer ça si j’étais toi, ça pourrait t’aider de leur dire qu’ils ton traité de manière vraiment pas humaine et non professionnelle… C’est une maternité, pas un ranch, alors Woody il range ses santiags! Je leur écrirais pour leur dire à quel point ils sont de gros nazes, avec les chefs de service en copie!
    Sinon je te souhaite plein de bonheur avec tes 4 loulous, ils sont beaux comme tout!

    • Maman de triplés

      Pour le moment, je vais tenter de digérer tout ça. Je verrai si je fais un courrier. J’ai envie de remercier les sages-femmes de leur accompagnement pendant le travail, si elles avaient pas été là je sais pas si j’aurai réussi à tenir jusqu’à la péridurale, tenir pendant la pose de la péridurale (en pleurant comme une madeleine sur son épaule) et après.
      Pour être infirmière, je comprends que des fois on n’a pas beaucoup de temps pour expliquer car on voit la situation se dégrader et il faut agir, ça m’est arrivé à moi aussi de très peu parler au patient quand je l’accueillais en urgence. Mais même avec ça, je ne trouve pas qu’ils ont été très « sympas » avec moi à ne rien me dire, je comprenais en partie parce que je suis du milieu, j’ai compris qu’ils allaient m’endormir lorsqu’ils m’ont mit un masque sur le nez et que j’ai senti l’injection, ils m’ont pas prévenu.

      Merci pour les compliment. Et oui, ils sont beaux mes mousquetaires.

  3. Mamandusud

    J’espere que pour toi ça va par rapport a la pre-rupture. Félicitations en tout cas et bienvenue au bb.
    Mes 2 premiers accouchements ont été rapide sans peri, le dernier il y a 2 mois, j’ai pu l’avoir mais j’ai été déclenché en urgence car il n’y avait plus de liquide pour le bb, lors de la rupture de la poche des eaux le liquide était teinte et quand bb est sortie, elle avait le cordon autour du cou, cela a été très stressant loin des 2 autres pour lesquels je n’avais pas eu pourtant la peri! Jetais contente que ça soit le dernier.
    En tout cas, courage pour la suite et j’espere que ton gyneco te donnera des explications!

  4. PastèqueVerte

    Comment dire….. J’ai l’impression de lire mon propre accouchement.
    c’était il y a 5 ans et je suis enceinte de mon deuxième enfant. J’ai rencontré une super sage femme qui est spécialisée dans l’écoute et la prise en charge psychologique des femmes qui ont eu un accouchement difficile.
    selon ces mots, nous avons joué de malchance consécutives. (tu m’etonnes !!)
    ma « woody » à moi était super par contre.
    J’ai aussi réalisé avec le recul et cette seconde grossesse, que j’avais été « dépossédée » de la naissance de mon fils. je ne l’ai pas vu naitre.
    aujourd’hui, je m’oriente vers un projet de naissance qui aura pour but d’éviter un bis répétita.
    Ensuite, pour te rassurer, mon fils est et était tellement merveilleux et beau et que je l’aime tellement fort et que c’est le meilleur du monde et que et que et que je dégouline d’amour pour lui, que même si j’ai un manque par apport à sa naissance, je ne regrette rien.

  5. Eugénie

    Ba mince ! j’aurais pas du lire ton artcile ! j’en ai les larmes aux yeux !! ( c’est a cause de la fin surtout ou tu nous presente ta petite ) Mon accouchement ( le premier ) était pire ! oui c’est possible et ton recit a fait remonter plein d’affreux souvenirs !!
    je te resume , dilatation 1 cm par tranches de 5 heures ,douleurs inexpliquées par ce que personne ne s’ai pose de questions ( j’avais pas de contractions ou presque pas) acceptation de la peri (après 50 heures de douleurs spasmodiques non expliquées )qui m’a fait hurler comme jamais de ma vie ( je parle de la peri la ), personne en qui avoir confiance dans la mater , au final cesarienne sans trop d’urgence mais pour pas prendre de risque et cet affreux sentiùent d’avoir loupe quelque chose …
    aucun debreifing de personne ensuite!! mais oui depuis 5 ans je me suis atelée a ne me souvenir que du seul bon moment de cet accouchement , qui a été lorsque la SF m’a dit que comme je ne connaissait pas le sex du bbé elle n’allait pas me le dire mais me le montrer ! et c’est ainsi qu’après avoir effleurée ma joue avec ce tout petit etre tout juste né elle me l’a deplié sous mes yeux et que j’ai découvert avec le plus grand bonheur ce petit garcon merveilleux …

    ba voila !! je pleure encore !! bon faut dire j’attends le deuxieme alors on va mettre ca sur le compte des hormones hein 😉 . merci d’avoir partager ce recit . Et amuse toi bien avec toute ta  » petite  » 😉 famille .

  6. Cinderella

    La vache…. Je suis enseinte de 11 semaines et ce que vous avez vecu m’angoisse enormement…

  7. Petit

    Hé bien ! Lucie amène la lumière ouf !
    La césarienne est toujours très difficile à accepter pour une femme. Il y a plusieurs ressentis possible : celui d’être agressé il y a là comme une perte d’intégrité. L’impression de ne pas avoir pu y aller à son rythme. Comme si pour vous il fallait toujours lutter. En même temps la dépendance est très en lien car sans l’équipe médicale et bien il aurait été difficile pour Lucie de naître et d’être le rayon de soleil qu’elle est aujourd’hui. La césarienne c’est être coupé dans la chair et vous en plus vous avez senti ! Votre seule recours a été de vous mettre sous la protection du personnel médical qui était les seuls à pouvoir vous aider à ce moment-là. Vous auriez aimé que l’on vous protège plus en vous parlant plus. Ce qui est totalement légitime. Vous faites partie vous-même du personnel médical, je suis convaincu que cette expérience fait de vous une IDE formidable !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *